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Botero et
Laramée reçus
au Musée national des beaux-arts du Québec
En
effet dimanche dernier le 1er avril 2007, la ville de Québec a
eu la chance de recevoir deux grands artistes dont un des Coteaux et
qui est représenté par la Galerie Pierre Séguin. Évidemment je
plaisante car seul Daniel Laramée était présent, Fernando Botero
étant occupé ailleurs. Par contre nous avons pu visiter cette très
belle exposition de cet artiste contemporain de Colombie; c'est à
voir absolument. Très bien montée et agréablement commentée autant
par l'audio guide que par les écrits, cette exposition ne tombe pas
dans l’excès du trop plein d’oeuvres (sauf peut-être par le volume
des personnages) et on en ressort avec un sentiment de légèreté.
Il
était agréable de voir Daniel Laramée contempler les oeuvres de
Botero, plus spécifiquement les nombreuses sculptures présentées.
Daniel disait aimer comment Botero traitait les formes voluptueuses.
Cela lui plaisait de voir comment Botero façonne la masse et
l’espace tout en respectant la personnalité du sujet. Évidemment il
me disait comment, lui, il aurait traité différemment certains
traits des oeuvres de Botero. Et c’est sans fausse modestie qu’à
partir de ces chefs d'oeuvres rencontrés à Québec, nous pouvons
voir des influences dans la production actuelle et probablement
future des sculptures de Laramée. Déjà certaines oeuvres de Laramée
acceptent la comparaison avec Botero. Dans sa série dite « Les
grosses » (le terme n'est nullement péjoratif), il illustre la
déformation et l'espace. Mais tout comme pour les oeuvres de Botero,
celles de Laramée sont très légères.
Je
vous laisse sur une pensée de Botero qui a fait l’unanimité entre
nous lors de notre passage à Québec : « L'art est déformation. Il
n'existe pas d'oeuvres d'art qui soient réellement réalistes et la
déformation que je montre est le résultat de mon engagement dans
l'art ».
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